Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a lancé vendredi 14 octobre 2016 au ministère de l’Education nationale, en présence d’élèves de primaire et de collégiens du Pré-St-Gervais et de Montreuil (93) la 4ème édition de la Semaine européenne du code, la code week.

 

La code week 2016, donnons vie à nos idées

Créée en 2013, cette initiative de terrain soutenue par la Commission Européenne, ne cesse de prendre de l’ampleur depuis. L’an dernier, plus de 500 000 personnes ont participé à près de 8 000 événements organisés dans 46 pays en Europe et au-delà…

Du 15 au 23 octobre 2016, enfants, jeunes, adultes, parents, enseignants, entrepreneurs et responsables politiques se réunissent dans toute l’Europe, dans des salles de classe, des bibliothèques ou lors d’événements pour apprendre à se servir de la programmation comme outil de création.
Cette année, en France, ce sont 169 événements qui sont organisés pendant cette Code Week destinée à donner le goût de la programmation. Il s’agit ainsi d’encourager à la formation au développement de logiciels, sites web ou autres applications mobiles.

 

Mais pourquoi apprendre à coder ?

Nous vivons aujourd’hui dans un monde en constante évolution, impacté par les rapides avancées technologiques du numérique. Notre façon de travailler, de communiquer, de consommer et même de penser connaissent des changements sans précédent sous l’influence de ces technologies.

Afin de pouvoir nous adapter sans les subir à ces changements rapides et de comprendre le monde qui nous entoure, il est essentiel non seulement de développer notre compréhension du fonctionnement de ces technologies , mais aussi de développer des compétences qui nous aideront à nous adapter à ce nouveau monde.

Nous connaissions depuis longtemps les différents « codes » qui caractérisent l’ensemble des conventions ou des lois qui régissent la société. Avec le développement des sciences informatiques, de nouveaux codes sont apparus, qui permettent l’échange d’information entre un émetteur et un récepteur, particulièrement lorsqu’il s’agit de machines.

 

Apprendre à coder, c’est d’une certaine façon passer d’une attitude consumériste d’utilisateur à un regard plus interrogatif et critique en décidant d‘« ouvrir la boite noire », de « regarder derrière l’écran » pour nous permettre de comprendre comment cela fonctionne.

Il n’y a rien de magique dans notre relation aux ordinateurs et aux machines. Celles-ci obéissent à des instructions conçues, écrites par des informaticiens, donc par des personnes. L’informatique c’est un langage, un savoir-faire qui peut donner l’illusion de la magie mais qui en réalité obéit à des règles très précises ; il est très important que les jeunes très tôt puissent les comprendre et les acquérir .
L’école, en faisant « découvrir aux jeunes l’opportunité du numérique et de la programmation, permet de « combattre l’opacité des ordinateurs et des machines… »

 

« Avec l’introduction du codage, de la programmation informatique dans les programmes scolaires on leur donne la possibilité de maitriser cet univers et de ne pas être juste des spectateurs ou des sujets ce qui serait encore pire. » affirme dans cet interview Najat VALLAUD BELKACEM qui ajoute :

« Coder , finalement , c’est écrire un programme pour que soit réalisée une action par la machine, par le robot, par le jeu .Donc en fait coder c’est maitriser , c’est commander ..à la machine »

« Par ailleurs je trouve que l’exercice du code c’est aussi une façon de manier la précision , l’exactitude …quand on fait du code, si on fait une faute d’orthographe, de frappe, voire de grammaire, de ponctuation , l’action ne se produit pas , ça bugue…c’est aussi formidable pour l’apprentissage du français »

 

Et on peut recommencer jusqu’à ce que ça marche en se posant la question du pourquoi ..ce qui invite au raisonnement.

Qui plus est, la programmation nous aide à développer notre créativité et à travailler de façon collaborative avec des profils talentueux, près de chez nous comme à l’autre bout du monde.

« Malgré des niveaux élevés de chômage en Europe il y a beaucoup d’emplois vacants pour des praticiens des TIC. En fait il pourrait même y avoir un manque d’environ 725 000 professionnels des TIC en 2020 si rien n’est fait pour répondre à ce problème », affirme la Commission européenne..

 

Les ambassadeurs et les partenaires

Les « ambassadeurs » de la code week, reconnaissables à leur tee-shirt orange, autour d’Alan McCullagh le coordonnateur national, ont accueilli la soixantaine de jeunes dans plusieurs ateliers proposés par les partenaires de cet évènement que sont ToxicodeMagic MakersLa Ligue de l’enseignementles Voyageurs du CodeTralalereColombbus et Simplonco.

 

Afin de mieux comprendre leurs attentes et leurs questionnements, la ministre s’est longuement attardée auprès des enfants dans chacun de ces ateliers ludiques et innovants : création de jeu vidéo, atelier scratch, programmation d’un robot …
Elle s’est même pris au plaisir, aux côtés de ces jeunes, à écrire quelques lignes de code, ce qui lui a permis d’obtenir un « certificat de participation à un atelier d’initiation aux sciences du numérique».

 

Claude TRAN
Vice-Président de l’An@é

Source d’origine : http://www.educavox.fr/alaune/najat-vb-code-week

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